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Internet une révolution dans l’information !

Jeudi 28 mai 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Nous vous livrons une analyse sur un phénomène essentiel, vos réactions ?

« Le rôle que joue Internet dans la fabrication et la diffusion de l’information est incontestable mais il est difficile d’en donner l’exacte mesure par rapport aux deux thèses qui s’affrontent : l’une n’y voit qu’une extension banale de ce qui est imprimer sur le papier, l’autre une révolution radicale.
Le sociologue Patrick Champagne, qui est un des meilleurs spécialistes français de l’opinion publique (1), a publié sur le site Acrimed (2) une importante mise au point. Pour lui, Internet « transforme profondément l’économie générale de la communication » telle qu’elle fonctionnait depuis la diffusion massive des moyens de communication audiovisuels (radio et télévision) au cours des années soixante. Il est clair que ce bouleversement n’est pas seulement d’ordre technique : les capacités de diffusion de l’information se sont considérablement accrues, de même que la rapidité des transmissions mais, surtout, « les moyens de communication exercent des effets sur ce qui est communiqué ». L’écriture a donné au message son autonomie et permit d’étudier le langage en tant que tel, l’imprimerie permet aux clercs de se constituer des bibliothèques de textes immédiatement disponibles et assure une diffusion impressionnante de quelques livres fondamentaux (la Bible).
Internet favorise l’autonomisation des messages, la diffusion d’une énorme quantité d’informations et l’accès direct à d’innombrables renseignements grâce aux moteurs de recherche. Ces réalités sont souvent interprétées négativement par les patrons de la presse écrite et les directeurs de la télévision qui présentent Internet comme un vecteur incontrôlable de diffusion des rumeurs et comme un gigantesque chaos informatif.
La critique est d’autant plus virulente que les dirigeants des médias traditionnels se sentent menacés par cette information proliférante qui est en train de bouleverser les rapports de force au sein de ce qu’il est convenu d’appeler le « quatrième pouvoir ». Cette résistance au changement est tout aussi classique que le discours qui consiste à annoncer une révolution inouïe à chaque transformation de ce que Régis Debray appelle la « médiasphère ». Par exemple, le caméscope devait permettre la libération de l’information en images et Internet fut présenté à ses débuts comme le lieu d’un dialogue démocratique planétaire venant bouleverser de fond en comble le champ politique. Or le caméscope et autres caméras numériques servent à capter des images de voyages et de réunions de famille et les fameux dialogues sur la Toile sont d’une grande pauvreté – hors des collectivités (politiques, religieuses, universitaires…) qui étaient préalablement constituées.

Sans glorifier ni dénigrer la Toile, Patrick Champagne fait trois remarques préalables à son analyse :
« D’abord, Internet ne remplace pas la presse écrite et audiovisuelle, mais, en s’ajoutant à elle, exerce des effets de restructuration du champ de production de l’information. On peut d’autant moins évacuer les médias préexistants que non seulement ceux-ci ouvrent des sites sur le net mais que la publicité pour certains sites passe par la presse écrite ou audiovisuelle existantes ». « Ensuite, la puissance de ce moyen de communication dépend du nombre de ceux qui y ont accès. La télévision est devenue puissante progressivement, à mesure que les récepteurs équipaient les ménages. Il en va de même avec Internet. On estime, en 2008, à 60% le nombre de gens qui, professionnellement ou en privé peuvent se connecter à internet ».Enfin,  les usages d’Internet sont « socialement différenciés » : «  les moyens matériels, le temps disponible et les dispositions sociales sont diversement et inégalement distribuées et que la technologie, de surcroît, tend à creuser l’écart entre les plus aptes à s’en servir et ceux qui maîtrisent mal l’instrument. La « fracture numérique » – c’est-à-dire l’écart croissant entre les milieux sociaux sous ce rapport – n’est pas résorbée par la progression du taux d’équipement ».

Cela précisé, Internet se trouve dans une situation évolutive qui se caractérise par :

1/ La faiblesse des coûts, qu’il s’agisse du prix de l’abonnement pour les particuliers ou du coût la diffusion des publications en ligne – alors que le coût du papier et de l’imprimerie représente 40% de la presse sur papier. La presse en ligne est également libérée des charges de routage et de mise en place dans les kiosques. C’est souvent une presse militante qui repose en totalité ou en partie sur le bénévolat.

2/  L’abondance de l’information : « Internet est devenu une mémoire et une archive sans équivalant qui, de plus, est accessible très rapidement grâce aux moteurs de recherche. Ce média permet tous les formats (écrits, sons, vidéo) … mais aussi de recollection des textes et des émissions de radio ou de télévision (archivage provisoire et gratuitement accessible des émissions, postcast) ».

3/ Le bouleversement des logiques de production de l’information : de nouveaux médias, indépendants de toutes les puissances financières, se sont constitués sur Internet et concurrencent directement la presse écrite et audiovisuelle. Dès lors, « Les journalistes professionnels, par conséquent, tendent à perdre leur monopole de diffusion, c’est-à-dire le privilège de décider de ce qui doit être publié et mis en débat dans l’espace public. Mais ils perdent aussi leur pouvoir de censure, souvent beaucoup plus efficace que la censure qui s’exerce sur eux. En effet, les médias peuvent faire savoir qu’on les a censurés (ce qui revient à faire de la publicité sur ce qui a été censuré, ce dont ils ne se privent pas) alors que la censure qu’ils exercent (notamment en ce qui concerne les rectificatifs et les droits de réponse) est invisible. Désormais, il est possible de faire savoir sur le net ce que les journaux ont censuré (ou, à tort ou à raison, refusé de publier) ».
4/ La réactivité : « Un journal en ligne n’est pas la version papier en PDF car le caractère immatériel du journal appelle une permanente mise à jour, une réactivité constante. Les journalistes sont constamment devant leur écran à traiter les informations, à consulter les sites, etc. Le circuit de production n’est plus celui de la presse écrite (univers centralisé autour du rédacteur en chef qui décide de ce qui doit être publié, sous quelle forme, avec quel titre et à quelle place) : c’est un univers décentralisé, avec un espace sans limite (à la différence de la presse papier), chaque journaliste fonctionnant de manière autonome (parce qu’il faut faire vite et qu’on ne peut attendre une conférence de rédaction). Certains journalistes ont même créé leur blog qui tend à devenir un véritable petit journal ayant les avantages du net : immédiateté, liberté dans le choix des sujets, liberté de ton. »
Patrick Champagne conclut son analyse en montrant que la Toile n’est pas et ne sera pas le paradis de l’information démocratique : les puissances médiatico-financières y investiront de plus en plus, l’indépendance de l’information n’est pas la garantie de sa qualité et les logiques de rentabilité, sur les grands sites comme sur les petits, risquent de l’emporter. »

Références :
Patrick Champagne : Faire l’Opinion, Les Editions de Minuit, 1990.
acrimed | action critique médias

Il faut lire ceux que les autres ne lisent pas !

Jeudi 28 mai 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Source : Blog remarquable de Pisani sur les NTIC.

« Techmeme, site d’agrégation des informations sur les TIC, vient de publier un classement «objectif» des 10 nouvelles les plus importantes de 2008 reposant sur les données de leur système de classement quotidien des articles.
1 – Microsoft propose d’acquérir Yahoo pour 31 dollars l’action;
2 – Apple annonce sa dernière année à MacWorld;
3 – Google Chrome, le projet de navigateur de Google;
4 – A nos développeurs [changement dans les termes du contrat qui les unit à Apple];
5 – Vous pouvez poser des questions à Google (oralement, via iPhone);
6 – Google sur le point d’acheter Valve [fabriquant de jeux… mais la nouvelle était fausse];
7 – L’industrie du disque (Music Industry) renonce aux procès de masse;
8 – Google et Microsoft seraient en train de préparer des offres d’achat de Digg;
9 – Présentation de Windows 7;
10 – La date de lancement de l’iPhone 3G est confirmée

On remarque que les plus grandes compagnies (Microsoft, Google, Apple, Yahoo, Digg) sont celles qui attirent le plus de couverture, les seules figurant dans ce hit-parade. Rien de nouveau à cela.
Mais cela montre aussi une faiblesse de Techmeme qui ne semble ainsi capable que de suivre ce qui est évident. C’est peut-être en partie pour cela qu’ils ont récemment décidé de faire intervenir des humains C’est fondamentalement pour cela que je commence généralement par regarder Techmeme pour me faire une idée de ce que tout le monde sait mais que j’enchaîne aussitôt (sauf quand je n’ai pas le temps du tout) sur Google Reader et ma propre sélection de flux RSS. Utiles et commodes, les systèmes d’agrégation ont peut-être pour problème commun d’encourager volontiers la pensée unique… Qu’en pensez-vous? »

On ne peut faire bien qu’une chose à la fois !

Jeudi 28 mai 2009 | Billets | Aucun commentaire »

“Multitasking, when it comes to paying attention, is a myth. The brain naturally focuses on concepts sequentially, one at a time. At first that might sound confusing; at one level the brain does multitask. You can walk and talk at the same time. Your brain controls your heartbeat while you read a book. Pianists can play a piece with left hand and right hand simultaneously. Surely this is multitasking. But I am talking about the brain’s ability to pay attention. It is the resource you forcibly deploy while trying to listen to a boring lecture at school. It is the activity that collapses as your brain wanders during a tedious presentation at work. This attentional ability is not capable of multitasking. …»

Lisez la suite et voyez les vidéos…

Le pouvoir de la confiance : Le facteur qui change tout, ed First, par S.R. Covey

Jeudi 28 mai 2009 | Livres | Aucun commentaire »

« Il existe un facteur qui est commun aux individus, aux équipes, aux familles, aux organisations, aux nations, aux économies et à toutes les cultures du monde : la confiance. En la supprimant, on peut détruire le gouvernement le plus puissant, l’entreprise la plus prospère, l’économie la plus florissante, l’amitié la plus solide, l’amour le plus profond. En revanche, si elle est approfondie et exploitée au maximum, la confiance a le pouvoir de créer une réussite et une prospérité sans pareilles dans tous les aspects de la vie. Avez-vous remarqué combien ce facteur est présent dans votre vie quotidienne ? Quels rapports de confiance entretenez-vous avec vos proches ? Qu’avez-vous fait récemment pour améliorer les relations avec vos collaborateurs ? Etablir un climat de confiance, le conserver ou le restaurer est la clé du succès de toute entreprise ! L’objectif de ce livre est de vous donner une vision, un langage et une attitude qui susciteront la confiance, qui permettront de l’inspirer et de la faire croître.
Notamment grâce au modèle des 5 vagues – dérivant de l’image d’une ondulation à la surface de l’eau – Stephen M. R. Covey illustre ici la façon dont la confiance se propage et permet aux individus et aux organisations de prospérer. »
Livre bien américain mais qui sera précieux aux consultants !

Francoscopie par Gérard Mermet

Jeudi 28 mai 2009 | Livres | Aucun commentaire »

« Francoscopie est considéré comme l’ouvrage de référence sur l’état de la France et des Français.
Tous les deux ans, il décrit et analyse les attitudes, les comportements, les opinions et les valeurs dans tous les domaines de la vie quotidienne : santé, famille, vie sociale, travail, revenus, consommation, loisirs, et met en évidence les évolutions dans le temps, fournit des comparaisons avec les autres pays, notamment de l’Union européenne. L’ouvrage dresse un portrait détaillé et argumenté des  » vraies gens « , dans une société traversée de tensions, où le fantasme et l’émotion l’emportent parfois sur la réalité et la raison.

Il souligne ainsi les singularités et  » exceptions  » nationales, atouts mais aussi à certains moments handicaps à l’adaptation au monde. Il identifie les tendances et propose une vision prospective de la France. Cette douzième édition accorde une place particulière aux grandes transformations en cours : la nouvelle relation au corps, au temps, au travail, aux autres ; la place croissante du foyer ; l’évolution réelle du pouvoir d’achat ; les nouveaux modes de consommation ; l’influence des médias sur la vie collective et individuelle ; l’incidence des nouveaux outils de communication et de loisirs.

Depuis plus de vingt ans, Gérard Mermet raconte dans Francoscopie l’histoire de la France et des Français. Elle intéresse tous ceux qui cherchent à savoir, comprendre, comparer, se situer, agir, participer, anticiper. »

+33(0)473.640.203

 

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