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NTIC et situation du salarié, un rapport fait le point

Mardi 21 juillet 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Le CIGREF, club informatique des grandes entreprises françaises, vient de publier un rapport   qui permet de faire un point sur les NTIC et la situation du salarié : solitude, appartenance, relations, formations.
Ces thèmes nous interpelleent en permanence dans les entreprises.

Extraits :
« Les transformations dans les cultures du travail ne sont pas seulement le fait de décisions et de phénomènes spécifiques à l’espace de l‘entreprise. L’influence de la société toute entière sur l’espace du travail est importante. Il faut ainsi noter depuis une vingtaine d’année une transformation sociale, qui vient dans son ensemble impacter de manière profonde et durable les formes d’organisation du travail en entreprise. Cette mutation est révélée en premier lieu par les transformations technologiques, mais elle est aussi :

- une transformation du leadership et des formes de cohésion sociale,
- une modification des relations de hiérarchisation et de circulation du pouvoir, notamment auprès des jeunes salariés,
- une modification de la construction de la confiance dans les groupes.
 »
« Les TIC se caractérisent par l’introduction de technologies à tous les niveaux des processus de travail. Les outils mis à disposition laissent une grande part à l’auto‐organisation, à la formation et au développement de routines et des compétences nouvelles. Celles‐ci peuvent se déployer de manière non encadrée, et favoriser des différenciations fortes des salariés en fonction de leur culture technique. »

« L’arrivée sur le marché du travail de ces générations plutôt rétives aux formes relationnelles verticales et patriarcalesa accéléré la tendance à l’horizontalisation des relations sociales en entreprise vers une logique dite 2.0. Et c’est toutnaturellement que ces jeunes salariés orientent les usages et les appropriations des outils et méthodes managériales vers des logiques moins hiérarchiques et plus horizontales. »

« Par l’usage des TIC, les salariés sont en contact avec des personnes qui ne se situent pas dans une relation hiérarchique directe avec eux. En premier lieu, dans les entreprises de high‐tech, les deux tiers des managers ne sont pas géographiquement présents. De plus, la réalité de travail distingue de manière croissante les statuts cadres des non cadres, dans des rythmes différents (et avec des contraintes différentes) : les cadres, de par leurs activités professionnelles, disposent d’outils nomades qu’ils peuvent utiliser à tout moment, contrairement aux non‐cadres qui n’en ont pas. Cette césure se manifeste aussi entre les cadres dirigeants et les salariés, qu’ils soient cadres ou non cadres. »

« Plus d’un salarié sur trois souffre de stress en raison de l’avalanche d’email qu’il reçoit sur son lieu de travail. C’est la conclusion d’une étude entreprise en 2007 par des chercheurs britanniques menés par Karen Renaud, une informaticienne de l’université Glasgow, et Judith Ramsay, une psychologue de l’université Paisley, qui ont constaté que la lutte pour faire face à un déluge d’email laisse les salariés fatigués, frustrés et improductifs. Les chercheurs ont interrogé 200 employés pour comprendre comment ils réagissaient à l’affluxd’email sur leurs lieux de travail. Ainsi, 34% ont admis vérifier leur boîte à lettres électroniques toutes les 15 minutes. 64% des salariés interrogés vérifient plus d’une fois toutes les heures pour voir s’ils ont reçus un email, selon leurs dires, alors que la surveillance de leur activité montre qu’ils ont regardé leur boîte à lettres électroniques plus de 40 fois dans l’heure ! 34% des salariés ont également dit qu’ils étaient sous l’effet dus tress en raison du grand nombre d’email qu’ils reçoivent, et par le besoin de répondre promptement. 28% ont en effet admis qu’ils « étaient sous l’effet du stress » après vérification de leurs courriels en raison de la pression à répondre rapidement. 38% des salariés interrogés se disent relativement détendus pour attendre un jour ou deux avant de répondre à un email. » (Karen Renaud, université Glasgow et Judith Ramsay, université Paisley, 2009)

Performance ? »  La multiplication des flux de données impacte directement la performance individuelle des personnes, du fait du temps passé à traiter les informations. Par ailleurs, la nature même de la circulation de l’information a tendance à produire des rythmes de travail saccadés, jugés intrusifs, etpeu propices à la concentration ou au suivi d’autres tâches. Le rapport d’augmentation des coûts des technologies sur l’effet de productivité réel est questionné.Ceci vient d’ailleurs prolonger l’analyse de N. Géraud (prospectiviste au CEA / LETI à Grenoble) qui constate qu’à partir du milieu des années 90, lesurcroît de puissance des processeurs d’ordinateurs semble profiter non pas au traitement des volumes de données, mais à la compensation del’inconfort de l’utilisateur (en fonction de sa compétence, ou de soncontexte de travail.) »

Un rapport instructif à décrypter en vue d’action pour la formation notamment sur le management à distance. L’efficacité et la performance des salariés réside dans des moyens adaptés, un vision claire du but à atteindre, un temps dédié à l’action, une focalisation; Les NTIC introduisent une distraction permanente dans le rapport de travail. Intéressant également l’influencedes NTIC sur la construction ou déconstruction du lien hiérarchique.

A lire, télécharger le rapport.

Voir le site du CIGREF.

Les chantiers RH des prochains mois.

Mardi 21 juillet 2009 | Divers | Aucun commentaire »

Un sondage IFOP – juin 2009 - sur la profession du recrutement permet de faire le point sur le priorités de la fonction RH dans les mois à venir.

Voir le site IFOP

 

Les réflexions sont nombreuses à la lecture de ce tableau. Que dire des projets trés médiatiques comme la diversité ? Le stress ?? Il est vrai que l’enquête est sur le recrutement…

 

Google outil de culture et de formation ou tout simplement un super 12 ?

Mardi 21 juillet 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Google effraye. Un article de N.Carr publié aux EU et qui a fait quelque bruit sur la toile, traduit sur un blog français, nous a incité à poursuivre la réflexion.. Google rend il idiot ? Voir cet article.

Le Management Institute of Paris en a fait le thème de son université d’été. Voir site de MIP.

La revue Books a publié un excellent et passionnant numéro d’été. Voir le site.. à commander !

Nous voudrions vous donner quelques éléments pour continuer cette réflexion démarrée avec le MIP. Un numéro de RDR publié par Formadi sortira prochainement en voici quelques extraits.

Idée 1 : Google c’est global

Dans la présentation qu’elle donne d’elle-même, la société américaine se flatte d’avoir « mis au point une nouvelle approche de la recherche en ligne » qui a été adoptée par « des internautes à la recherche d’informations des quatre coins du globe [...] Aujourd’hui, le moteur de recherche Google est largement reconnu comme le plus important au monde et se présente comme un service gratuit et facile à utiliser permettant d’obtenir des résultats pertinents en une fraction de seconde».

C’est exact quant à l’ampleur des résultats : Google permet d’accéder immédiatement à l’actualité mondiale dans tous les domaines (politique, culture, sport, bourse…), à des cartes de géographie qui couvrent le monde entier, aux plans des villes, à toutes sortes d’adresses, à d’innombrables références utiles aux hommes d’affaires, aux médecins, aux étudiants et lycéens. L’anglais est la langue dominante de communication mais, outre le français, l’espagnol, l’italien, on peut s’informer en russe, en chinois et dans maintes autres langues en se servant des dictionnaires adéquats.

« Va sur Google, et tu trouveras tout et n’importe quoi » : tel est le slogan qui vient à l’esprit lorsqu’on examine les possibilités offerte par ce moteur de recherches.

Idée 2 : Google est un moteur, pas un ami

Google se présente comme un moteur « rapide, précis et convivial ». La rapidité est certaine, la précision dépend du contexte mais la référence à la convivialité ressort de la communication d’entreprise. Chacun est seul devant son moteur de recherche, ou bien il est entouré d’amis qui ne sont pas des salariés de la société Google. Comme partout sur internet, il faut chercher selon ses propres critères culturels, selon ses propres désirs, sinon on sera noyé dans la masse des données. Google n’est pas un ami qui vous prend par la main dans une grande bibliothèque, ici virtuelle, ni l’hôtesse d’accueil d’un grand magasin. Il n’y a personne pour vous donner le mode d’emploi du monde virtuel, vous expliquer ses obscurités, vous avertir de ses pièges. Il n’y a pas de convivialité propre à Google : c’est un moyen fonctionnel, tout comme un appareil téléphonique.

Google, c’est de la technologique, admirable par ses performances, mais ce ne sera jamais rien d’autre que de la technologie.

Idée 3 : Google est un commerçant, pas un bienfaiteur de l’humanité

Google vend son espace publicitaire : c’est ce qui lui permet de proposer un service gratuit et de plus en plus efficace. Cette société américaine souligne que « les annonces Google sont toujours clairement séparées des résultats de recherche ou du contenu informatif des pages Web » et Google ne permet pas aux annonceurs de payer pour bénéficier d’un meilleur emplacement. Ce sont là des règles claires, dont chacun peut se féliciter. Mais elles ne font pas de Google un bienfaiteur du genre humain. Comme toutes les autres entreprises privées, Google a pour objectif de faire du profit et, autant que possible, de maximiser son profit. Dans le langage de la firme, cela s’appelle « dégager des revenus » ce qui est une façon plus cool, plus sympa de présenter les choses. Comme si une entreprise faite pour le profit devait avoir honte de l’argent qu’elle gagne et fait gagner à ses actionnaires en offrant sur le marché d’internet des prestations de grande qualité…

Dans la publicité qu’elle fait pour elle-même, l’entreprise Google sort de son domaine en affirmant qu’elle agit selon une éthique qui viendrait renforcer la convivialité fictive.

Ecrire, calculer, classer…une révolution de papier !

Mardi 21 juillet 2009 | Livres | Aucun commentaire »

Ecrire calculer, classer par Delphine Gardey, éditions La Découverte. Livre de 2008 qu’il faut signaler aux lecteurs ! Une révolution de papier a transformé les sociétés contemporaines. Le classement supplante la pensée. Pour retourner à la pensée faut  il sélectionner encore plus sa » matière première » ?
« Tachygraphe, parlographe, dictaphone, dactylotype, machine à écrire, cyclostyle, fiches, bons et formulaires, calculateurs éclairs, machines comptables, adressographes et autres machines à statistiques, téléphones, transporteurs mécaniques, pointeuses, diagrammes et graphiques : de la fin du siècle jusqu’aux années 1940, les sociétés occidentales connaissent un intense  » moment mécanique  » de production de l’information, une révolution matérielle de l’écrit et du calcul, qui va de pair avec la tertiarisation des économies et annonce la future  » révolution informatique « . Ce livre propose un panorama des transformations cognitives et matérielles qui ont façonné les sociétés et les économies occidentales. Centré sur les arts de faire « , il envisage la façon dont des activités très ordinaires (écrire, calculer, classer, etc.) et les valeurs qui leur sont associées dessinent un certain moment de la démocratie, du gouvernement et de l’économie. Le lecteur est conduit vers un univers foisonnant et oublié de savoirs et d’astuces, d’inventions et de procédés, de langages, d’idées et de théories nouvelles. Dans cette frénésie mécanicienne, la multiplication des accessoires, ces monstres de papier, un nouveau monde s’invente et, avec lui, les possibilités d’intervention sur le monde. Au-delà des mutations du capitalisme, la démocratie se trouve redéfinie, les formes du gouvernement élargies. Avec cette histoire au ras des objets et des gestes, Delphine Gardey entreprend une archéologie inédite des sociétés contemporaines et éclaire autrement les liens entre techniques, société et politique. « 

Les 10 erreurs du chef de projet….

Mardi 21 juillet 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Le journal du net publie toujours des dossiers pratiques assez bien conçus.
« Il est bien connu que gérer un projet demande de planifier, budgéter et arbitrer. Mais le chef de projet débutant ne doit pas oublier qu’il faut aussi savoir convaincre, motiver, vendre, partager, négocier… Voici 10 erreurs que l’expérience apprend à déjouer. » La multiplication du travail en mode projet est un fait massif dans les entreprises de grande taille; cela se diffuse dans d’autres structures. Les managers, en règle générale,  sont assez peu préparés à ce genre de management assez éloigné quand même du management traditionnel.N’hésitez pas à nous contacter pour la création de stages de management adaptés à ces nouvelles questions. www.formadi.com.
Voir la série publiée par le Journal du Net.

+33(0)473.640.203

 

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