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François Dupuy

Samedi 19 septembre 2009 | Billets, Livres | Aucun commentaire »

Un auteur  mérite d’être signalé encore à nos lecteurs: François Dupuy. Il est un des spécialistes de la sociologie des organisations et du changement .Plusieurs ouvrages à acquérir ! Bientôt parution d’un livre sur l’autorité des chefs.
« Les cadres passent pour les  » compétitifs  » de L’économie moderne, ceux à qui le capitalisme promet l’accomplissement et la réalisation de soi. Pourtant, ces hommes et ces femmes dont l’entreprise attend dévouement et solidarité, donnent aujourd’hui le sentiment de ne plus y croire. Ils ne s’identifient plus aussi facilement au destin de leur société, cherchent à se dérober aux pressions de leur environnement, voire adhèrent aux critiques les plus frontales du nouvel ordre économique. Bref, ils commencent à  » jouer contre « , eux dont on croyait qu’ils joueraient toujours  » avec « . Le spectre d’une  » révolte des cadres « , hier encore inimaginable, entre peu à peu dans l’ordre du pensable. On se prend à imaginer que le désordre social ne surgisse pas d’une mobilisation des  » petits  » contre le capitalisme, mais du cœur même de ses élites. Ce serait là le tribut paradoxal d’une révolution des organisations qui, en consacrant la domination de l’actionnaire et du client, a progressivement privé d’autonomie et de protection ceux-là mêmes dont elle prétendait faire ses messagers auprès des autres salariés. »
« Véritable manuel de référence aussi bien pour les praticiens que pour les étudiants, cet ouvrage dit sans complaisance ce qui est en jeu lorsque l’on s’attaque au changement. Il permet aux dirigeants, cadres et consultants : de comprendre pourquoi les organisations, qu’elles soient publiques ou privées, ne peuvent échapper à un bouleversement sans précédent de leurs modes de fonctionnement ; de mesurer la nature exacte des changements à entreprendre, d’en contrôler le processus et les résultats ; de s’appuyer sur une méthodologie et un éventail d’options stratégiques pour la mise en œuvre du changement. Prenant ses distances avec la rhétorique et les illusions du management ordinaire, l’auteur propose plus que des recettes ou des modèles : un raisonnement solide basé sur une appréhension concrète des problèmes et des situations. »

Au delà de notre réflexion permanente sur l’éthique, les responsables d’entreprises doivent s’interroger sur les conséquences, le climat, les comportments directement induits par les organisations mises en place. Sans dout F.Dupuy peut nous accompagner dans cette recherche par ses multiples grilles de lectures de l’entreprise, des organisations.

« Un extrait de l’entretien mené avec F Dupuy sur le site des éditions dunod, son éditeur.

Comment faire accepter la nécessité du changement et le sentiment de crainte qui l’accompagne ?
C’est l’inconnu qui génère la crainte. Et cette crainte est d’ailleurs autant – si ce n’est plus – celle du dirigeant que celle des « gens ». L’expérience montre – et je l’illustre de multiples exemples dans le livre – que seule la connaissance réduit le sentiment d’incertitude, donc la peur devant l’inconnu. Cette connaissance doit en priorité porter sur la nature réelle des problèmes. Tant que les acteurs ne la partagent pas, ils ne comprennent pas ce qu’il s’agit de combattre, de modifier ou d’amender et, par conséquent, ils se battent contre des solutions qu’ils jugent manipulatrices ou inadaptées. La difficulté, c’est qu’il faut investir dans cette connaissance tout en sortant de la rhétorique manageriale selon laquelle seules les solutions importent. En fait, nous pourrions dire au contraire que seuls les problèmes importent. Dans ce livre, j’essaie d’expliciter de façon pratique le mode de raisonnement et les outils qui permettent de parvenir à ce savoir. Les illustrations données montrent qu’il n’y a là rien d’impossible ou de terriblement complexe. Cette connaissance une fois constituée, il reste bien entendu à la partager. Et dans une culture comme la nôtre, ce n’est pas une mince affaire ! Cela suppose une confiance raisonnable dans la capacité des individus à accepter la réalité telle qu’elle est. Il y aurait beaucoup à dire là-dessus, mais globalement, on découvre que cette capacité est systématiquement sous-estimée par les dirigeants eux-mêmes. Très craintifs devant le réel, ils essaient la plupart du temps de le faire disparaître sous des slogans manageriaux. Il est pourtant remarquable de constater que le partage de la connaissance est ce qui donne à tous les acteurs le sentiment d’avoir été écoutés. Car, à partir de ce qu’ils disent, on peut reconstituer des mécanismes – et non des culpabilités individuelles – correspondant à ce qu’ils ressentent mais n’auraient pas forcément formalisé ainsi. Parvenu à ce niveau, surtout si, comme je le suggère dans ce livre, les acteurs sont étroitement associés à la recherche de solutions, il y a de bonnes chances que les craintes soient réduites.

Son site internet site internet vous permettra de lire sa biographie/bibliographie mais également des articles sont mis en ligne.

Former les seniors.

Samedi 19 septembre 2009 | Divers | Aucun commentaire »

Une étude américaine publiée sur le site Seniorscopie fait un focus intéressant sur la notion de retour en formation pour le seniors. bien sûr les difficultés sont là, après de nombreuses années reprendre le chemin d’une formation n’est guère aisée. En France qu’en pensons nous ? Il ne s’agit pas d’ un projet d’univesité du troisième âge. C’est une construction, un prolongement de l’activité professionnelle dans bien des cas.
Voir le site.
Extraits :
« Etats-Unis
La crise économique conduit les travailleurs âgés à retourner à l’école. Les temps sont durs et si les débuts des travailleurs âgés n’ont pas été trop difficiles, il s’agit aujourd’hui de se démarquer de ses concurrents. C’est ce que pensent de plus en plus d’Américains qui, à cause des conditions économiques, se sentent contraints de rejoindre les bancs de l’école.

Une étude conduite par l’Aarp a montré qu’une personne âgée de 50 ans et plus sur six envisageait de retourner à l’école. Parmi elles, environ la moitié (47%) pensent que ce retour pourrait les aider à aiguiser leurs aptitudes, 39% le font juste pour le plaisir et 21% le font dans un objectif financier.
Robert Savier, vice-président de Stamats Inc, une société qui repère les principales tendances en matière de scolarisation explique que, traditionnellement, on constate une hausse des effectifs d’étudiants âgés durant les périodes de crise économique. « Aux Etats-Unis, la moitié des étudiants, si ce n’est pas plus, sont âgés. Aujourd’hui, ce n’est plus inhabituel de voir des étudiants de 50, 60 ans. »
Les entreprises avaient l’habitude de payer les reprises d’étude de leurs salariés, mais avec la crise, la pratique a tendance à se raréfier. « Elles sont obligées d’utiliser leurs économies ou d’emprunter à leurs proches. Nous avons même entendu parler de certains parents qui empruntaient à leurs enfants devenus adultes. »

Le monde patronal devra définir sa doctrine

Samedi 19 septembre 2009 | Billets | Aucun commentaire »

L’institut supérieur du travail publie sur son site une chronique, bilan de l’université du MEDEF. L’affiche de cette université est curieuse au style un peu retro. Voir le site de l’IST, abonnez vous à sa newsletter. Ci- dessous des extraits de cette analyse qui dépasse les questions techniques, financières et replace au centre du débat le rôle, la finalité, la légitimité d’un pouvoir, d’une institution.

« L’enjeu de la période actuelle n’est pas pour le MEDEF d’ordre institutionnel ou organisationnel. Il est essentiellement d’ordre doctrinal.

- Besoin de doctrine -
Depuis la transformation du CNPF en MEDEF en 1998 et le vaste processus de refondation sociale avec les syndicats, processus qui a pris fin en 2001, la réflexion doctrinale du MEDEF ne s’est pas exprimée de façon forte et actualisée. Sur de nombreux sujets, le MEDEF et, avec lui, le monde patronal, apparaissent en deçà de l’expression publique qu’on attend d’eux.

Le dossier de la rémunération des dirigeants d’entreprise en est une illustration. Le MEDEF ne souhaite pas voir le gouvernement prendre des dispositions législatives, estimant qu’il s’agit là d’une question qui relève de la sphère privée de la vie économique et non pas de l’autorité de l’Etat. Mais, dans le même temps, le MEDEF rejette l’incitation à produire des règles qui pourraient le faire déraper en une sorte d’ordre professionnel. Un rapport, co-produit avec l’AFEP, énonce des orientations sans pour autant fournir des réponses complètes et une prise de position tranchée.

Le sur-place sur ce sujet est aussi observé dans plusieurs autres domaines.

- Risques de sur-place -

Certes, le MEDEF peut se prévaloir de quelques belles avancées, comme celle concernant la fiscalité des entreprises. La réforme de la taxe professionnelle obtenue du gouvernement est un encouragement politique autant que fiscal à l’activité économique et à la relance par l’investissement et par le soutien aux entreprises. Ce succès est cependant terni par les débats sur la taxe carbone qui provoquent, en sens inverse, inquiétude et déception, en donnant le sentiment que les entreprises vont sortir d’une poche les impôts qui ne sortiront plus de l’autre.

Dans le vaste débat sur la crise et l’après-crise, le MEDEF en est toujours au stade de la recherche, aussi brillante soit-elle comme le montrent ses universités d’été.

Ce sont les dirigeants politiques plus que les leaders patronaux qui sont à l’initiative. Le MEDEF voit surgir l’exigence d’affirmer une doctrine active, susceptible d’ordonner les logiques économiques et sociales françaises aux nouvelles donnes de l’économie mondiale. Objectif : donner une réponse aux risques d’un capitalisme sans projet, indiquer combien le libéralisme est toujours synonyme de liberté économique et non pas de dérégulation ou de désordre injuste, convaincre de l’importance d’une performance économique qui sait contenir les dérèglements financiers, montrer que le progrès économique et le progrès social sont intimement liés.

- Donner une réponse aux risques d’un capitalisme sans projet -

La question des rémunérations des dirigeants n’est pas la seule :

 une politique industrielle est-elle envisageable en France, dans le contexte mondial des délocalisations ?
 la quasi-faillite de nos systèmes de protection sociale (chômage, retraites, etc…) n’a-t-elle comme seule réponse que le recours à l’assurance individuelle ?
 la montée des exigences des actionnaires laisse-t-elle aux managers et aux dirigeants une capacité suffisante pour définir la stratégie des entreprises ?
 comment renforcer la confiance des salariés dans leur entreprise (cadres compris) alors que les choix de développement industriel se trouvent contraints par des stratégies financières à plus court terme ?
 comment faire évoluer la négociation collective, pour donner souplesse aux règles sociales en entreprise tout en garantissant les grands dispositifs collectifs dans les branches et au niveau national ?
 comment structurer la régulation sociale européenne, tant sur le plan sectoriel que dans les territoires ? »

 

Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur

Samedi 19 septembre 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Les sept savoirs, E.Morin, ed du Seuil. Edgar Morin publie un livre dense et bref qui peut éclairer nos réflexions sur l’éducation et la formation au sens large :
1-Les cécités de la connaissance : erreur, illusion
2-Les principes d’une connaissance pertinente
3-Enseigner la condition humaine
4-Enseigner la condition terrienne
5-Affronter les incertitudes
6-Enseigner la compréhension
7-L’éthique du genre humain.

Je vous livre quelques « brindilles » de l’ouvrage :
« La suprématie d’une connaissance fragmentée selon les disciplines rend souvent incapable d’opérer le lien entre les parties et les totalités et doit faire place  à un mode de connaissance capable de saisir ses objets dans leurs contextes, leurs complexes, leurs ensembles. »…
« Il faudrait enseigner les principes de stratégie, qui permettent d’affronter les aléas,  l’inattendu, l’incertain, et de modifer leur développement en fonction, en vertu des informations acquises en cours d’action »…

Mémoire année zero

Samedi 19 septembre 2009 | Livres | Aucun commentaire »

Mémoire année Zéro, E.Hoog, directeur général de l’INA- ed du Seuil. Enfin le vrai sujet traité sur le numérique ! Voir les parties 3 et 4 de l’ouvrage principalement. Avec banalité on entend souvent: « trop d’information tue l’information », ne peut on dire que trop de mémoire numérisée tue la mémoire humaine. Chacun de nous doit construire sa mémoire personnelle, professionnelle, identitaire. Rares sont les personnes qui apprennent par coeur. Des civilisations se passaient des « livres cultes » oralement.. Illiade, Odyssée ! Seule cette acquisition progressive, trés humaine construisaient l’imaginaire, les valeurs. Avoir les archives numériséesd’une revue sert-il à construire notre pensée si nous ne savons pas investir dans un temps de « lecture profonde » ? Les éducateurs comme les formateurs en entreprise doivent s’intérroger sur cette construction de la mémoire.
Présentation de l’éditeur. »Notre mémoire nationale est en crise. Notre roman national est en panne. Ainsi naît notre peur, un peu honteuse de sortir de l’histoire. D’une mémoire laïque fondée sur l’histoire, nous passons à une mémoire-religion que cultivent toutes les politiques identitaires. Nous rentrons dans l’ère de la mémoire numérique où, noyée dans un océan de signes, plus rien ne s’oublie, où tout peut se rappeler à nous-mêmes, dans un  » perpétuel présent « . Depuis plus de cinquante ans, la mémoire est devenue un devoir, après la tragédie absolue de la Shoah, posée comme pierre fondatrice de notre Europe. En face, le droit à l’oubli dans nos sociétés techniques du numérique, du  » tout mémoire « , s’impose comme un absolu démocratique. La crise actuelle est aussi culturelle, les débordements économiques actuels sont nés de véritables défaillances culturelles. D’une perte de repères historiques. D’une absence de mémoire. Nous refaire une mémoire moderne, voilà sans doute, notre plus essentiel défi, pour éviter de voir le monde nous oublier, et nous-mêmes nous cantonner à mimer avec nostalgie les fables de notre enfance. »

+33(0)473.640.203

 

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