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Le monde patronal devra définir sa doctrine

Samedi 19 septembre 2009 | Billets | Aucun commentaire »

L’institut supérieur du travail publie sur son site une chronique, bilan de l’université du MEDEF. L’affiche de cette université est curieuse au style un peu retro. Voir le site de l’IST, abonnez vous à sa newsletter. Ci- dessous des extraits de cette analyse qui dépasse les questions techniques, financières et replace au centre du débat le rôle, la finalité, la légitimité d’un pouvoir, d’une institution.

« L’enjeu de la période actuelle n’est pas pour le MEDEF d’ordre institutionnel ou organisationnel. Il est essentiellement d’ordre doctrinal.

- Besoin de doctrine -
Depuis la transformation du CNPF en MEDEF en 1998 et le vaste processus de refondation sociale avec les syndicats, processus qui a pris fin en 2001, la réflexion doctrinale du MEDEF ne s’est pas exprimée de façon forte et actualisée. Sur de nombreux sujets, le MEDEF et, avec lui, le monde patronal, apparaissent en deçà de l’expression publique qu’on attend d’eux.

Le dossier de la rémunération des dirigeants d’entreprise en est une illustration. Le MEDEF ne souhaite pas voir le gouvernement prendre des dispositions législatives, estimant qu’il s’agit là d’une question qui relève de la sphère privée de la vie économique et non pas de l’autorité de l’Etat. Mais, dans le même temps, le MEDEF rejette l’incitation à produire des règles qui pourraient le faire déraper en une sorte d’ordre professionnel. Un rapport, co-produit avec l’AFEP, énonce des orientations sans pour autant fournir des réponses complètes et une prise de position tranchée.

Le sur-place sur ce sujet est aussi observé dans plusieurs autres domaines.

- Risques de sur-place -

Certes, le MEDEF peut se prévaloir de quelques belles avancées, comme celle concernant la fiscalité des entreprises. La réforme de la taxe professionnelle obtenue du gouvernement est un encouragement politique autant que fiscal à l’activité économique et à la relance par l’investissement et par le soutien aux entreprises. Ce succès est cependant terni par les débats sur la taxe carbone qui provoquent, en sens inverse, inquiétude et déception, en donnant le sentiment que les entreprises vont sortir d’une poche les impôts qui ne sortiront plus de l’autre.

Dans le vaste débat sur la crise et l’après-crise, le MEDEF en est toujours au stade de la recherche, aussi brillante soit-elle comme le montrent ses universités d’été.

Ce sont les dirigeants politiques plus que les leaders patronaux qui sont à l’initiative. Le MEDEF voit surgir l’exigence d’affirmer une doctrine active, susceptible d’ordonner les logiques économiques et sociales françaises aux nouvelles donnes de l’économie mondiale. Objectif : donner une réponse aux risques d’un capitalisme sans projet, indiquer combien le libéralisme est toujours synonyme de liberté économique et non pas de dérégulation ou de désordre injuste, convaincre de l’importance d’une performance économique qui sait contenir les dérèglements financiers, montrer que le progrès économique et le progrès social sont intimement liés.

- Donner une réponse aux risques d’un capitalisme sans projet -

La question des rémunérations des dirigeants n’est pas la seule :

 une politique industrielle est-elle envisageable en France, dans le contexte mondial des délocalisations ?
 la quasi-faillite de nos systèmes de protection sociale (chômage, retraites, etc…) n’a-t-elle comme seule réponse que le recours à l’assurance individuelle ?
 la montée des exigences des actionnaires laisse-t-elle aux managers et aux dirigeants une capacité suffisante pour définir la stratégie des entreprises ?
 comment renforcer la confiance des salariés dans leur entreprise (cadres compris) alors que les choix de développement industriel se trouvent contraints par des stratégies financières à plus court terme ?
 comment faire évoluer la négociation collective, pour donner souplesse aux règles sociales en entreprise tout en garantissant les grands dispositifs collectifs dans les branches et au niveau national ?
 comment structurer la régulation sociale européenne, tant sur le plan sectoriel que dans les territoires ? »

 

Les sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur

Samedi 19 septembre 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Les sept savoirs, E.Morin, ed du Seuil. Edgar Morin publie un livre dense et bref qui peut éclairer nos réflexions sur l’éducation et la formation au sens large :
1-Les cécités de la connaissance : erreur, illusion
2-Les principes d’une connaissance pertinente
3-Enseigner la condition humaine
4-Enseigner la condition terrienne
5-Affronter les incertitudes
6-Enseigner la compréhension
7-L’éthique du genre humain.

Je vous livre quelques « brindilles » de l’ouvrage :
« La suprématie d’une connaissance fragmentée selon les disciplines rend souvent incapable d’opérer le lien entre les parties et les totalités et doit faire place  à un mode de connaissance capable de saisir ses objets dans leurs contextes, leurs complexes, leurs ensembles. »…
« Il faudrait enseigner les principes de stratégie, qui permettent d’affronter les aléas,  l’inattendu, l’incertain, et de modifer leur développement en fonction, en vertu des informations acquises en cours d’action »…

Mémoire année zero

Samedi 19 septembre 2009 | Livres | Aucun commentaire »

Mémoire année Zéro, E.Hoog, directeur général de l’INA- ed du Seuil. Enfin le vrai sujet traité sur le numérique ! Voir les parties 3 et 4 de l’ouvrage principalement. Avec banalité on entend souvent: « trop d’information tue l’information », ne peut on dire que trop de mémoire numérisée tue la mémoire humaine. Chacun de nous doit construire sa mémoire personnelle, professionnelle, identitaire. Rares sont les personnes qui apprennent par coeur. Des civilisations se passaient des « livres cultes » oralement.. Illiade, Odyssée ! Seule cette acquisition progressive, trés humaine construisaient l’imaginaire, les valeurs. Avoir les archives numériséesd’une revue sert-il à construire notre pensée si nous ne savons pas investir dans un temps de « lecture profonde » ? Les éducateurs comme les formateurs en entreprise doivent s’intérroger sur cette construction de la mémoire.
Présentation de l’éditeur. »Notre mémoire nationale est en crise. Notre roman national est en panne. Ainsi naît notre peur, un peu honteuse de sortir de l’histoire. D’une mémoire laïque fondée sur l’histoire, nous passons à une mémoire-religion que cultivent toutes les politiques identitaires. Nous rentrons dans l’ère de la mémoire numérique où, noyée dans un océan de signes, plus rien ne s’oublie, où tout peut se rappeler à nous-mêmes, dans un  » perpétuel présent « . Depuis plus de cinquante ans, la mémoire est devenue un devoir, après la tragédie absolue de la Shoah, posée comme pierre fondatrice de notre Europe. En face, le droit à l’oubli dans nos sociétés techniques du numérique, du  » tout mémoire « , s’impose comme un absolu démocratique. La crise actuelle est aussi culturelle, les débordements économiques actuels sont nés de véritables défaillances culturelles. D’une perte de repères historiques. D’une absence de mémoire. Nous refaire une mémoire moderne, voilà sans doute, notre plus essentiel défi, pour éviter de voir le monde nous oublier, et nous-mêmes nous cantonner à mimer avec nostalgie les fables de notre enfance. »

Open space

Mercredi 16 septembre 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Re parution en livre de poche. L’open-space m’a tuer  de Alexandre Des Isnards.
Léger, rapide mais les habitués disent qu’il y a un fond de vérité. Il nous faudra revenir prochainement sur le sujet de l’architecture et du cadre de travail.
« Ils ont fait de bonnes études, occupent des postes à responsabilités dans des entreprises prestigieuses, auront demain les clés de l’économie française et pourtant, les jeunes cadres sont au bord de l’explosion. Dans les années 1980, ils étaient prêts à tout pour réussir. Aujourd’hui, ils prennent leurs RTT, refusent des promotions et pensent que la vraie vie est ailleurs. Passé l’enthousiasme des premières semaines, les jeunes recrues se heurtent aux dures réalités des nouvelles méthodes de management. Tendinite du BlackBerry, malaises vagaux dus au stress, départs pour des ONG de surdiplômés : dans des saynètes truculentes, on découvre les souffrances et les désillusions de la génération open space. Jusqu’à présent, elle continuait à faire bonne figure. Avec ce livre, elle décide d’ôter le masque.  »

Sur le site de l’Express les auteurs décryptent le langage d’entreprise :ASAP, Je reviens vers toi, solutionner, c’est confort, conf call.. Voir le site de l’Express.

L’entreprise idéale pour les jeunes ?

Mercredi 16 septembre 2009 | Billets | Aucun commentaire »

L’Institut de l’entreprise lance un concours pour que les jeunes générations dessinent l’avenir ? Nos générations sont il est vrai un peu épuisées en terme d’imagination car il faut vivre. Quelles valeurs, quelles structures souhaitées ?
L’Institut de l’entreprise a engagé, fin 2008, un chantier de réflexion collective – Penser l’entreprise de l’après-crise – qui vise à définir les formes de l’entreprise – entendue tant comme organisation économique que comme acteur de la société – dans le monde de l’après-crise. Une dimension prospective a été privilégiée, avec le choix de 2020 comme horizon de réflexion.
L’Institut de l’entreprise souhaite associer à ses travaux les jeunes générations, qui seront, demain, les principaux acteurs de l’entreprise : c’est pourquoi il lance un concours, ouvert à tous les étudiants de 18 à 25 ans, sur le thème « L’entreprise de 2020″.
Un prix de 5 000 €, remis par un jury réunissant dirigeants d’entreprise et personnalités du monde académique, récompensera la contribution la plus originale sur les contours de l’entreprise à l’horizon 2020. Le texte qui sera retenu par le jury fera l’objet d’une publication sous forme de morceaux choisis dans Les Echos, média partenaire de l’Institut de l’entreprise pour cette opération. ». Voir le site.

 

 

+33(0)473.640.203

 

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