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Splendeurs et misère du travail

Mardi 27 avril 2010 | Livres | Aucun commentaire »

Splendeurs et misères du travail par Alain de Botton, ed Mercure de France
Un regard décalé, une promenade, des belles phtotographies, cet ouvrage apporte un fil à tirer pour comprendre notre rapport au travail qui finiti de se transformer.
« La plus remarquable caractéristique du monde contemporain du travail est peut-être finalement la croyance très répandue que celui-ci doit nous rendre heureux… Notre société est la première à suggérer que le travail pourrait être beaucoup plus qu’une punition ou une pénitence et que nous devons chercher à travailler même en l’absence d’un impératif financier, l’idée étant que le chemin vers une existence dotée de sens doit invariablement passer par le portail d’un emploi satisfaisant et profitable. Avec ce livre, dont le titre a des accents balzaciens, Alain de Botton nous donne une série de reportages, souvent très pittoresques, sur les conditions de travail dans différentes activités. Cela va de l’élaboration d’un nouveau biscuit – qui aurait imaginé que cela mobilise autant de personnes pendant si longtemps ? -, du lancement d’une fusée Ariane – vraiment passionnant -, de la journée sans surprise d’un comptable dans une grosse entreprise – on n’oubliera pas la surprenante DRH -, à une visite fort réjouissante au salon aéronautique du Bourget. En tout dix chapitres, chacun consacré à un métier souvent inattendu. Le travail, au centre de la vie de chacun d’entre nous, correspond-il aux attentes que nous pouvions avoir à, mettons, seize ans ? Au temps de la mondialisation, de l’informatique, du  » toujours plus « , s’épanouit-on un peu, beaucoup, souvent, rarement dans son métier ? « 

De la sérendipité

Mardi 27 avril 2010 | Livres | Aucun commentaire »

De la sérendipité, Pek Van Andel et Danièle Bourdier, ed L’Act Mem Libres sciences.
L’innovation est un sujet qui taraude. Quel mécanisme permet finalement à un inventeur de poser le ragrd sur un domaine, unphénomène qui va entrainer une innovation mise en acte dans un processus de production, de réalisation ? Le rapprochement ou hybridation  d’idées peut être…
Un ouvrage reprend le curieux concept de Sérendipité, mot issu de l’anglais. Ce livre vaut le détour.
« Sérendipité… vous ne connaissez pas encore ce mot ? C’est le don de faire des trouvailles, de trouver ce qu’on ne cherche pas, dans la science, la technique, l’art, la politique, le droit. Ce sont des découvertes, des inventions et des créations « accidentelles’ Un cas de sérendipité, par définition, est une observation surprenante suivie d’une explication juste. Ce mot imprononçable, forgé par Horace Walpole en 1754 et utilisé d’abord par des bibliomanes, a été importé par les sciences exactes, puis par les sciences sociales et le monde de la décision. Ce livre décrit la théorie, la pratique, des types et des cas de sérendipité : chaque cas est une idée forte, une leçon d’interprétation de l’inattendu, comme la radioactivité naturelle ou l’effet pervers d’une loi. Il rend compte de la part du hasard comme source d’improvisation dans la genèse des idées et l’histoire des hommes. « 

Ce que sait la main

Mardi 27 avril 2010 | Livres | Aucun commentaire »

Ce que sait la main, la culture de l’artisanat, Richard Sennet, Ed Albin Michel.
Deux livres sur le thème, il ne doit pas y avoir de hasard. le philosophe/sociologue R.Sennet s’attaque au thème d el’artisant et veut démonter que l’on pense…par la main.
« En proposant une définition de l’artisanat beaucoup plus large que celle de  » travail manuel spécialisé « , Richard Sennett soutient que le programmateur informatique, l’artiste, et même le simple parent ou le citoyen font oeuvre d’artisan. Ainsi pensé, l’artisanat désigne la tendance foncière de tout homme à soigner son travail et implique une lente acquisition de talents où l’essentiel est de se concentrer sur sa tâche plutôt que sur soi-même. Dans ce livre stimulant, Richard Sennett aborde l’expertise sous toutes ses déclinaisons – depuis les exigences de la technique jusqu’à l’énergie inlassable que nécessite tout bon travail. Nous voyageons ainsi à travers le temps et l’espace, des tailleurs de pierre de la Rome antique aux orfèvres de la Renaissance, des presses du Paris des Lumières aux fabriques du Londres industriel ; nous observons les expériences de l’informaticien, de l’infirmière, du médecin, du musicien ou du cuisinier. Face à la dégradation actuelle des formes de travail, l’auteur met en valeur le savoir-faire de l’artisan, coeur, source et moteur d’une société où primeraient l’intérêt général et la coopération. Et tandis que l’histoire a dressé à tort des frontières entre la tête et la main, la pratique et la théorie, l’artisan et l’artiste, et que notre société souffre de cet héritage, Richard Sennett prouve que  » Faire, c’est penser « .

Eloge du carburateur, essai sur le sens du travail

Mardi 27 avril 2010 | Livres | Aucun commentaire »

Eloge du carburateur, M.B Crawford, Ed de la Découverte.
Curieux titre, curieuse couverture, il faut prendre le temps de feuilleter ce livre pour oser l’acheter. Plusieurs ouvrages publiés sur ce thème nous ramènent à la pensée par le travail manuel. Beaucoup de paroles creuses sont souvent prononcées pour  signifier que les métiers manuels sont importants, que l’ »on peut s’y réaliser » mais M.B Crawford va plus loin. Il se définit comme philosophe et réparateur de motos !

 » La génération actuelle de révolutionnaires du management considère l’éthos artisanal comme un obstacle à éliminer. On lui préfère de loin l’exemple du consultant en gestion, vibrionnant d’une tâche à l’autre et fier de ne posséder aucune expertise spécifique. Tout comme le consommateur idéal, le consultant en gestion projette une image de liberté triomphante au regard de laquelle les métiers manuels passent volontiers pour misérables et étriqués. Imaginez à côté le plombier accroupi sous l’évier, la raie des fesses à l’air.  » Matthew B. Crawford était un brillant universitaire, bien payé pour travailler dans un think tank à Washington. Au bout de quelques mois, déprimé, il démissionne pour ouvrir… un atelier de réparation de motos. À partir du récit de son étonnante reconversion professionnelle, il livre dans cet ouvrage intelligent et drôle l’une des réflexions les plus fines qu’il nous ait été donné de lire sur le sens et la valeur du travail dans les sociétés occidentales. Mêlant anecdotes, récit et réflexions philosophiques et sociologiques, il montre que ce  » travail intellectuel « , dont on nous rebat les oreilles depuis que nous sommes entrés dans l’ » économie du savoir « , se révèle pauvre et déresponsabilisant. De manière très fine, à l’inverse, il restitue l’expérience de ceux qui, comme lui, s’emploient à fabriquer ou réparer des objets – ce qu’on ne fait plus guère dans un monde où on l’on ne sait plus rien faire d’autre qu’acheter, jeter et remplacer. II montre que le travail manuel peut même se révéler beaucoup plus captivant d’un point de vue intellectuel que tous les nouveaux emplois de l’ » économie du savoir « . Retour aux fondamentaux, donc. La caisse du moteur est fêlée, on voit le carburateur. Il est temps de tout démonter et de mettre les mains dans le cambouis … « 

+33(0)473.640.203

 

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