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Mémoire année zero

Samedi 19 septembre 2009 | Livres | Aucun commentaire »

Mémoire année Zéro, E.Hoog, directeur général de l’INA- ed du Seuil. Enfin le vrai sujet traité sur le numérique ! Voir les parties 3 et 4 de l’ouvrage principalement. Avec banalité on entend souvent: « trop d’information tue l’information », ne peut on dire que trop de mémoire numérisée tue la mémoire humaine. Chacun de nous doit construire sa mémoire personnelle, professionnelle, identitaire. Rares sont les personnes qui apprennent par coeur. Des civilisations se passaient des « livres cultes » oralement.. Illiade, Odyssée ! Seule cette acquisition progressive, trés humaine construisaient l’imaginaire, les valeurs. Avoir les archives numériséesd’une revue sert-il à construire notre pensée si nous ne savons pas investir dans un temps de « lecture profonde » ? Les éducateurs comme les formateurs en entreprise doivent s’intérroger sur cette construction de la mémoire.
Présentation de l’éditeur. »Notre mémoire nationale est en crise. Notre roman national est en panne. Ainsi naît notre peur, un peu honteuse de sortir de l’histoire. D’une mémoire laïque fondée sur l’histoire, nous passons à une mémoire-religion que cultivent toutes les politiques identitaires. Nous rentrons dans l’ère de la mémoire numérique où, noyée dans un océan de signes, plus rien ne s’oublie, où tout peut se rappeler à nous-mêmes, dans un  » perpétuel présent « . Depuis plus de cinquante ans, la mémoire est devenue un devoir, après la tragédie absolue de la Shoah, posée comme pierre fondatrice de notre Europe. En face, le droit à l’oubli dans nos sociétés techniques du numérique, du  » tout mémoire « , s’impose comme un absolu démocratique. La crise actuelle est aussi culturelle, les débordements économiques actuels sont nés de véritables défaillances culturelles. D’une perte de repères historiques. D’une absence de mémoire. Nous refaire une mémoire moderne, voilà sans doute, notre plus essentiel défi, pour éviter de voir le monde nous oublier, et nous-mêmes nous cantonner à mimer avec nostalgie les fables de notre enfance. »

Réseaux sociaux, étude IFOP août 2009

Samedi 22 août 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Toujours eux ! A croire que tout ne peut passer que par des réseaux sociaux. Ce phénomène est passionnant à étudier car cela touche la communication, àla sociabilité, et paradoxalement à l’intimité.

Pour une étude assez exhaustive du phénomène Web 2.0 il est passionnant de se reporter aux articles de A Spadaro, mais publiés en italien. Rédacteur de la revue CIVILTA CATTOLICA, ses chroniques d’une grande objectivité et mesure permettent de comprendre ces phénomènes. A Spadaro a publié un livre reprenant ces chroniques, »Connessioni. Nuove forme della cultura al tempo di Internet, ed Pardes. Pour commander. Voir son BLOG

Observatoire des réseaux sociaux, août 2009, IFOP

« La tendance décelée dès 2008 par notre Observatoire des réseaux sociaux se confirme voire s’amplifie
sensiblement cette année : les réseaux sociaux en ligne se diffusent massivement au sein du grand public
internaute. Avec 93% des internautes déclarant le connaître, »….

« Elément de surprise de cette enquête, le réseau social français Copains d’avant devance nettement
Facebook lorsque l’on recense le nombre d’inscrits au sein de la population internaute française : 45% des
internautes interrogés affirment avoir leur propre compte sur le premier site contre 30% sur le second. »…

« L’étude comparée du profil sociodémographique des internautes inscrits aux deux premiers réseaux sociaux
laisse apparaître des différences significatives. Les membres de Copains d’avant présentent en effet une
moyenne d’âge plus élevée que ceux de Facebook. A titre d’exemple, 39% des internautes âgés de 18 à 24
ans seraient membres du premier contre 61% pour le second. Au sommet de la pyramide des âges, 26%
des internautes âgés de plus de 65 ans possèdent un compte Copains d’avant alors qu’ils ne sont que 7%
sur Facebook. »…

TWITTER”Ce nouveau service est principalement connu des jeunes internautes : 47% de ceux âgés de 18 à 24 ans
déclarent le connaître, contre 33% des 25-34 ans et 22% au-delà. En toute logique, il obtient également un
score élevé parmi les étudiants (47%). Il est également plus connu des catégories sociales supérieures que
des classes populaires (47% chez les cadres contre 17% chez les ouvriers).
Toutefois, cette forte progression en termes de notoriété ne suffit pas à faire de Twitter un service de
premier plan : seuls 2% des internautes interrogés y possèdent aujourd’hui un compte”…

Voir les résultats Site IFOP.

Google outil de culture et de formation ou tout simplement un super 12 ?

Mardi 21 juillet 2009 | Billets | Aucun commentaire »

Google effraye. Un article de N.Carr publié aux EU et qui a fait quelque bruit sur la toile, traduit sur un blog français, nous a incité à poursuivre la réflexion.. Google rend il idiot ? Voir cet article.

Le Management Institute of Paris en a fait le thème de son université d’été. Voir site de MIP.

La revue Books a publié un excellent et passionnant numéro d’été. Voir le site.. à commander !

Nous voudrions vous donner quelques éléments pour continuer cette réflexion démarrée avec le MIP. Un numéro de RDR publié par Formadi sortira prochainement en voici quelques extraits.

Idée 1 : Google c’est global

Dans la présentation qu’elle donne d’elle-même, la société américaine se flatte d’avoir « mis au point une nouvelle approche de la recherche en ligne » qui a été adoptée par « des internautes à la recherche d’informations des quatre coins du globe [...] Aujourd’hui, le moteur de recherche Google est largement reconnu comme le plus important au monde et se présente comme un service gratuit et facile à utiliser permettant d’obtenir des résultats pertinents en une fraction de seconde».

C’est exact quant à l’ampleur des résultats : Google permet d’accéder immédiatement à l’actualité mondiale dans tous les domaines (politique, culture, sport, bourse…), à des cartes de géographie qui couvrent le monde entier, aux plans des villes, à toutes sortes d’adresses, à d’innombrables références utiles aux hommes d’affaires, aux médecins, aux étudiants et lycéens. L’anglais est la langue dominante de communication mais, outre le français, l’espagnol, l’italien, on peut s’informer en russe, en chinois et dans maintes autres langues en se servant des dictionnaires adéquats.

« Va sur Google, et tu trouveras tout et n’importe quoi » : tel est le slogan qui vient à l’esprit lorsqu’on examine les possibilités offerte par ce moteur de recherches.

Idée 2 : Google est un moteur, pas un ami

Google se présente comme un moteur « rapide, précis et convivial ». La rapidité est certaine, la précision dépend du contexte mais la référence à la convivialité ressort de la communication d’entreprise. Chacun est seul devant son moteur de recherche, ou bien il est entouré d’amis qui ne sont pas des salariés de la société Google. Comme partout sur internet, il faut chercher selon ses propres critères culturels, selon ses propres désirs, sinon on sera noyé dans la masse des données. Google n’est pas un ami qui vous prend par la main dans une grande bibliothèque, ici virtuelle, ni l’hôtesse d’accueil d’un grand magasin. Il n’y a personne pour vous donner le mode d’emploi du monde virtuel, vous expliquer ses obscurités, vous avertir de ses pièges. Il n’y a pas de convivialité propre à Google : c’est un moyen fonctionnel, tout comme un appareil téléphonique.

Google, c’est de la technologique, admirable par ses performances, mais ce ne sera jamais rien d’autre que de la technologie.

Idée 3 : Google est un commerçant, pas un bienfaiteur de l’humanité

Google vend son espace publicitaire : c’est ce qui lui permet de proposer un service gratuit et de plus en plus efficace. Cette société américaine souligne que « les annonces Google sont toujours clairement séparées des résultats de recherche ou du contenu informatif des pages Web » et Google ne permet pas aux annonceurs de payer pour bénéficier d’un meilleur emplacement. Ce sont là des règles claires, dont chacun peut se féliciter. Mais elles ne font pas de Google un bienfaiteur du genre humain. Comme toutes les autres entreprises privées, Google a pour objectif de faire du profit et, autant que possible, de maximiser son profit. Dans le langage de la firme, cela s’appelle « dégager des revenus » ce qui est une façon plus cool, plus sympa de présenter les choses. Comme si une entreprise faite pour le profit devait avoir honte de l’argent qu’elle gagne et fait gagner à ses actionnaires en offrant sur le marché d’internet des prestations de grande qualité…

Dans la publicité qu’elle fait pour elle-même, l’entreprise Google sort de son domaine en affirmant qu’elle agit selon une éthique qui viendrait renforcer la convivialité fictive.

Ecrire, calculer, classer…une révolution de papier !

Mardi 21 juillet 2009 | Livres | Aucun commentaire »

Ecrire calculer, classer par Delphine Gardey, éditions La Découverte. Livre de 2008 qu’il faut signaler aux lecteurs ! Une révolution de papier a transformé les sociétés contemporaines. Le classement supplante la pensée. Pour retourner à la pensée faut  il sélectionner encore plus sa » matière première » ?
« Tachygraphe, parlographe, dictaphone, dactylotype, machine à écrire, cyclostyle, fiches, bons et formulaires, calculateurs éclairs, machines comptables, adressographes et autres machines à statistiques, téléphones, transporteurs mécaniques, pointeuses, diagrammes et graphiques : de la fin du siècle jusqu’aux années 1940, les sociétés occidentales connaissent un intense  » moment mécanique  » de production de l’information, une révolution matérielle de l’écrit et du calcul, qui va de pair avec la tertiarisation des économies et annonce la future  » révolution informatique « . Ce livre propose un panorama des transformations cognitives et matérielles qui ont façonné les sociétés et les économies occidentales. Centré sur les arts de faire « , il envisage la façon dont des activités très ordinaires (écrire, calculer, classer, etc.) et les valeurs qui leur sont associées dessinent un certain moment de la démocratie, du gouvernement et de l’économie. Le lecteur est conduit vers un univers foisonnant et oublié de savoirs et d’astuces, d’inventions et de procédés, de langages, d’idées et de théories nouvelles. Dans cette frénésie mécanicienne, la multiplication des accessoires, ces monstres de papier, un nouveau monde s’invente et, avec lui, les possibilités d’intervention sur le monde. Au-delà des mutations du capitalisme, la démocratie se trouve redéfinie, les formes du gouvernement élargies. Avec cette histoire au ras des objets et des gestes, Delphine Gardey entreprend une archéologie inédite des sociétés contemporaines et éclaire autrement les liens entre techniques, société et politique. « 

+33(0)473.640.203

 

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